Plus forte que tout

J’en ignorais la raison, mais tout l’après-midi, je ne me sentais pas en super forme. Petit mal de ventre sans vraiment être dérangeant. Petite nausée sans vraiment être perturbant. Une grande fatigue, sans pour autant pouvoir dormir.

J’ai rendez-vous à 18h pour la visite d’un autre appartement. Comme je suis trop ponctuelle, je quitte en avance. Je marche lentement à cause de condition. Dans le métro prends le premier wagon devant l’entrée puisqu’il est déjà là quand j’arrive. Normalement, j’aurais été dans celui réservé aux femmes pour éviter tout regard pesant. Les hommes sont entassés les uns sur les autres. Le métro tarde quelques instants à redémarrer. Je sens la chaleur de chacun m’envelopper. D’un côté, mon nez est coincé sous un bras qui dégage une odeur nauséabonde. Pour être franche, je crois que l’odeur de sueur corporelle est celle que je supporte le moins. Je me tourne vers l’autre côté tentant de respirer profondément. Mon corps est de plus en plus chaud. J’ai la tête qui tourne. Tout ce que je souhaite, c’est de sortir du wagon. Nous arrivons au prochain arrêt, le mien. Je sors toute ébranlée. Mon corps est devenu mou et j’ai l’impression de marcher de la même façon que lorsqu’on boit trop. Ma vue s’embrouille de plus en plus. L’intensité de la lumière baisse. Je repère un mur sur lequel je m’appuie. Ça ne va pas du tout. Je vois le monde en pixel tel un film piraté sur Internet. J’ai l’impression que je vais m’évanouir et j’en suis consciente. Ça ne va toujours pas. J’ai une vision de moi qui tombe doucement, le sac à main grand ouvert avec l’argent pour payer le loyer et le dépôt de sécurité. Je combats contre cette éventualité en respirant calmement et profondément et en fixant un point. Je tente de marcher jusqu’à un garde, mais à quoi bon, il ne me comprendra certainement pas. Je m’appuie sur une barrière et c’est à ce moment là que ma vue recommence à redevenir normale. Tranquillement, mon corps se ressaisit. Les silhouettes des gens se redéfinissent. Ça y est, je suis de nouveau de ce monde.

Après l’épisode du métro, je me rends dans une fête organisée spontanément la veille. Bien que l’alcool soit à profusion, je ne touche à rien d’autre qu’un grand verre de Pepsi. Mon ventre me fait souffrir.

Je compris seulement le lendemain ce que j’avais.

Elle est arrivée d’un seul coup, sans prévenir pour faire son ravage.  Moi qui suis reconnue pour mon estomac solide dans les pays arabes, j’ai toléré la nourriture de rue partout au Moyen-Orient et même la viande réchauffée par le soleil au Maroc. Mais la bactérie égyptienne est trop forte et je ne résiste plus.  Elle frappe un point c’est tout. Mes amis sont même surpris que je ne l’aie pas attrapée dès la première semaine au pays puisque tout touriste y goûte violemment. Dois-je en être fière? Sûrement car on m’a dit que, même les locaux peuvent contracter la bactérie égyptienne à plusieurs reprises. Personne n’y échappe.

Me voilà immunisée. Je suis prête à affronter ces prochain mois dans ce pays pleins de surprises!

Un petit conseil à ceux qui planifient un voyage en Égypte, rajoutez deux jours pour cause de bactérie égyptienne.

vanes

Publicités
Publié dans Égypte, Caire, Non classé | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Surprise!!

16 octobre, c’est mon anniversaire. Il fait environ 38 degrés en plus du facteur humidex. Rien ne peut s’apparenter à mes traditionnelles journées de  fête. Mon ami m’amène magasiner pour que je puisse enfin changer ce que j’appelle mon uniforme. Il passe le temps de mon magasinage à répondre à des appels. Rien d’alarmant puisque bien normal. L’heure du rendez vous était fixé à 19h, mais connaissant l’heure égyptienne j’ai envoyé des messages à ceux qui sont réglés sur la même heure que moi pour reporter le rendez vous. Pendant ce temps, mon ami me raconte toutes sortes d’histoires et je mors à l’hameçon à pleines dents.

Puis, nous rentrons à la maison pour que je puisse me préparer pour mon soir de fête.

Je déverrouille la porte et j’aperçois une lumière diffuse, des ballons et des guirlandes, puis mes amis sont tous là à me chanter bonne fête. Je n’y crois pas. Je les regarde un par un tout en étant sous le choc. Mes colocataires complices ainsi que Charlène de Montréal et une amie à elle y sont aussi, en plus d’une couchsurfer rencontrée le jeudi d’avant. Je suis bouche bée.  Je tremblote encore d’émotion quand je  vois les bouteilles de vodka et whisky achetées sur le marché noir ainsi que les 25 Heineken dans le réfrigérateur. Mon ami s’éclipse supposément pour aller à l’épicerie. Je prends une douche et me prépare sans trop réaliser encore.

Un verre à la main, le sourire aux lèvres, je prends part à la fête. Mon ami revient avec une boîte. Il en sort un gâteau avec une inscription : happy birthday vanny. Vanny c’est mon surnom. Deux bougies indiquant mon âge brûlent. 26 ans. Je réalise enfin. Cette fête, elle est pour moi. Je vieillis mais au bon endroit, pour le moment.

Voilà que je suis au Caire depuis deux semaines seulement. Voilà que des gens que je connais depuis peu célèbrent mon anniversaire. Évidemment très touchée par leur générosité, je suis tout simplement heureuse. Heureuse de mon expérience jusqu’à présent. Heureuse d’avoir rencontré les bonnes personnes au bon moment. Quand ça clique…

Publié dans Égypte, Caire, Non classé | Tagué , , | Un commentaire

Trois jours de bonheur à Dahab

Sur un coup de tête, je décide de suivre un nouvel ami avec qui j’étais en contact à partir de Montréal et ses amis à Dahab pour leur longue fin de semaine. Charlène, une amie rencontrée dans le cours d’arabe à l’Uqam qui a également obtenu la bourse est de la partie. Nous passons trois jours à la plage à Dahab dans le Sinaï, à 17 Km de l’Arabie Saoudite. Je ne peux peut-être pas y mettre les pieds, mais je l’ai aperçu de mes propres yeux à chaque instant de la journée.


Plage de Dahab

Nous louons une petite villa non loin de la plage avec nos quatre grands ados égyptiens. Ce sont de vrais enfants qui s’agacent en même temps que d’être de vrais gentlemen. Les rôles sont inversés. Ils se mettent tous ensemble pour nous cuisiner des plats, faire la vaisselle et nettoyer la villa. Ça, c’est lorsque nous ne mangeons pas directement sur la plage, dans les restaurants munis de tables basses et coussins avec vue sur la mer. Pendant

qu’un des amis égyptien déguste sa pizza, moi je savoure un plat de fruits de mer succulent avec les autres. Charlène et moi essayons de communiquer avec nos quelques notions d’arabe et eux, leurs notions de français. Dans un chaos de mélange de langues incluant l’anglais, nous nous sommes tous bien entendus.

Mohamed, Pierre, Charlène et moi dans le club Mojito

Les journées sont plutôt simples. Peu de sommeil, du soleil, la mer, des chaises longues et bouteilles d’eau. Couchés au soleil, nous admirons les différentes teintes de bleue de la mer. Une brise constante nous empêche de sentir cette chaleur intense qu’il fait encore en ce mois d’octobre. Les soirs sont animés avec différents groupes d’amis ou seulement le nôtre, sur le toit d’un restaurant où des coussins sont installés tout autour de nous permettant de voir les lumières du pays qui se trouve en face, l’Arabie Saoudite. Les vagues comme bruit de fond

sur le toit d'un resto

accompagnées des rythmes de Jack Johnson, Norah Jones et quelques tubes de chanteurs égyptiens, l’endroit est paradisiaque. Bières et shisha sont de la partie, musique et party aussi.

Ça fait toujours du bien de troquer le bruit des voitures pour les vagues de la mer, le pantalon-chemise longue pour la jupe-camisole-bikini.

Se promener avec des locaux dans ce genre d’endroit qui ressemble plus à une station balnéaire à mes yeux qu’à ce qu’est l’Égypte est tellement plus agréable que seule. La différence est palpable avec les commerçants qui tentent d’accrocher les touristes et de les entourlouper dans leur boutique. À peine quelques regards nous sont accordés.

De retour au Caire, je reprends ma petite vie que je me crée de jour en jour. Les endroits commencent à m’être familier. Je gère le trafic comme une pro, mais surtout, je me sens chez moi et c’est ça, qui est important.

vanes

Dahab

Publié dans Égypte, Non classé | Tagué , , , | Un commentaire

Mon nouveau chez-moi

Dimanche. Le jour que je m’étais fixé pour trouver un appartement et ainsi déménager de celui de ma mère au mien. Loin d’être abordables pour le marché égyptien ou encore difficilement accessibles, les apparts que je trouvais ne convenaient pas. Jusqu’à ce que je trouve la perle.

ma chambre au Caire

En plein cœur du centre-ville du Caire, une grande chambre ensoleillée avec de beaux meubles anciens dans un appartement décent. Je le partage avec trois autres personnes que je rencontre peu à peu. Un Britannique me fait visiter. Je suis la première à lui donner une réponse positive et j’ai donc le choix de la plus belle et de la plus grande des chambres. À mon déménagement, je rencontre la seconde personne, une Allemande et quelques jours plus tard, la dernière aussi Allemande. Ayant visité la chambre un vendredi, jour du seigneur dans les pays arabo-musulmans, la rue était en apparence plutôt calme. Erreur!

Énervée de passer ma première nuit dans mon chez-moi au Caire, où je vivrai durant 4 ou 5 mois, je n’ai pas sommeil. Après m’être retournée d’un côté et de l’autre à maintes reprises je m’endors tardivement. Puis, sursaut à 4h45, je me réveille d’un bond. La voix des imams retentit du haut de tous les minarets. J’ai l’impression d’en avoir un directement dans mon appartement. Pourtant je ne suis pas étrangère à

L'école d'en face

l’appel à la prière et normalement je ne l’entends pas durant la nuit. Puis 7h du matin, des cris d’enfants retentissent. C’est l’heure à laquelle les parents laissent leurs garçons à l’école d’en face. Horreur. Les cris perdurent jusqu’à 8h pour ensuite être troqué par des rythmes de tambour en alternance avec leurs cris; pour finir avec ce que je crois être l’hymne chanté par l’un d’entre eux et le discours d’un homme. Après ce rituel, tous sont à leur pupitre avec les professeurs en avant de la classe pendant que les klaxons prennent la relève. J’observe alors les enfants du haut de ma fenêtre. Leurs uniformes composés d’une chemise bleu pâle et d’un pantalon propre laissent croire à une école privée à moins qu’ils aient tous des uniformes quel que soit l’établissement scolaire. Les plus jeunes sont regroupés dans une bâtisse et ce qui semble être des adolescents, dans l’autre. La journée avance, les klaxons se mettent de la partie en plus de la fin des classes et des petits commerçants qui tentent de vendre leurs fruits et légumes sur la rue. Un tel brouhaha règne, c’est un bordel fou. Malgré tout, j’adore. Cette nuit, je me suis préparée. Bandeau pour les yeux afin que le soleil ne soit pas un facteur de réveil, puisque le jour se lève si tôt, bouchons pour les oreilles de marque Christina, -juste pour l’image ça vaut les 50 centimes dépensés- et petit ventilateur pour éviter la petite sueur.

Bouchons pour oreilles "Christina"

Bonne nuit

Publié dans Égypte, Caire, Non classé | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Journée glamour au Caire

C’est ma fête dans deux semaines. Je suis loin de chez moi, loin de ma famille, loin de mes amis pour célébrer ma vingt-sixième année.

Ma mère est au Caire depuis le mois de juillet et repart pour Montréal mardi prochain. Nos chemins se croisent pour quelques jours et c’est à l’avance qu’on fêtera mon anniversaire ensemble.

Après avoir réglé une autre des multiples étapes à mon intégration à la vie égyptienne, ma mère m’amène dans une des institutions du Caire : L’Estoril, un restaurant chic où apparemment plusieurs vedettes viennent se régaler. Kébab de veau tendre cuit à point et poisson grillé sont nos choix. Un vrai régal.

Puis, l’achat de mon premier cellulaire à vie. Croyez-le ou non, je ne suis peut-être pas rapide sur le texto, mais j’ai enfin cette liberté qui me manquait dans mes voyages précédents. J’hallucine à chaque sonnerie de cellulaire tant je ne suis pas habituée. Je dois avouer qu’on devient aussi vite accro à cet objet, qu’à Facebook!

Je garde le meilleur pour la fin.

J’ai dû faire deux manucures dans ma vie. La première pour l’anniversaire d’une amie et la deuxième au salon de coiffure où je travaillais il y a quelques années. Il fallait que je me retrouve au Caire pour que ma mère me propose une visite chez Mme Lucie pour un manucure et pédicure.

Le pédicuriste Arabya est découragé par la couleur de mes pieds noircis par la poussière des rues du Caire.  Non seulement j’ai honte d’avoir les pieds si sales même si je les avais lavés une heure avant, aussi ça chatouille vraiment. Ahmed, le laveur de pieds et homme à tout faire s’approche avec son panier de vernis à ongles de toutes sortes de couleurs et de marques. J’opte pour un nacré pâle qui passera un peu plus inaperçu que ces variantes de rouges et de roses. C’est au tour de Wafa à me faire la manucure. Elle reconnaît ma mère après quatre ans d’absence, à ma grande surprise, car cette dernière n’est pas du genre à fréquenter ces endroits.

Alors que je me fais bichonner, un homme entre dans la pièce. Je ne peux m’empêcher de sourire. Je dois éviter le regard de ma mère pour éviter un fou rire. Le docteur, tel est son titre, s’assoit sur la chaise de pédicure et Arabya tire le rideau qui me sépare du Don juan. Les cheveux bien peignés laissent une mèche légèrement bouclée tomber sur son front. Il a une peau impeccable. Probablement qu’il se fait un facial de temps à autres. Rasé de près, sa moustache bien taillée ressort encore plus. On dirait un acteur de cinéma égyptien connu. Ses pieds propres laissent voir qu’il est assidu à ses rendez-vous de chez Mme Lucie.

vanes

Publié dans Égypte, Caire, Non classé | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Dans la rue

Le Caire, c’est sale, le Caire, c’est bruyant. Je le savais et je le sais encore plus. Il faut seulement voir plus loin.

Les gens conduisent du klaxon en optant pour la technique du slalom entre les voitures. Il n’y a pas de voie de toute façon. Il semble aussi que les feux de circulation ne sont là que pour décorer puisque malgré la couleur verte, les automobilistes foncent sur toi. C’est aux piétonniers à se faufiler entre elles pour ne pas rester bredouille sur le coin de la rue avec le mot « touriste » écrit sur le front. J’avais déjà eu un « crash course » sur cette méthode de traversée en Iran alors il m’a semblé naturel de me frayer un chemin dans tout ce trafic. Après trois jours ici, je suis une pro.

Rue Abdel Hamid Said et Tala'at Harb

Une chose étrange est l’existence des trottoirs.  Ils semblent inutiles puisque les gens marchent dans les rues. De toute façon, la différence de niveau sur une même rue varie tellement qu’il vaut mieux marcher dans la rue à côté des voitures. En fait non, les trottoirs ne sont pas inutiles. Ils servent à l’entreposage d’objets débordant des boutiques ou encore pour y installer les kiosques.

À première vue, il n’y a aucune règle. On fait se qu’on veut, on est libre.

Dans la rue, les gars m’abordent gentiment, ça c’est quand ils ne sont pas trop gênés et qu’il me sortent un « yiou bioutsiful » rapide en marchant ou qu’ils me sifflent de loin. Lorsqu’ils m’abordent c’est pour « m’aider ». Souvent pour m’aider à traverser la rue. Difficile d’être bête et de chasser la personne qui t’aide devant ces impressionnantes intersections. Par contre, après je dois me départir de mon boulet qui tente de tout savoir sur moi. Je joue à la pressée, ce qui n’est pas un mensonge puisque je cours d’un rendez-vous à l’autre pour régler mes histoires de bourses.

Ouelcom to igipt, igipt bioutsiful!

vanes

Publié dans Égypte, Caire, Non classé | Tagué , , | Un commentaire

Comer, Comer y Comer à Córdoba

« Comer » est le mot que je connaît le plus : Manger. Une journée et demie me suffit pour comprendre ce que c’est de manger! Ma sœur m’avait avertie. Mais un avertissement n’est jamais aussi percutant que l’expérience en tant que telle. Cordobà est la ville natale du copain de ma sœur. Sa famille, toute sa grande famille dois-je spécifier, y vit encore. Puisque je suis de passage en Espagne, j’en profite pour aller leur dire bonjour après avoir rencontré ses parents deux ans auparavant.

Ma sœur et son copain attendent mon autobus en provenance de Granada pour me conduire à la maison familiale. Deux jours sont passés sans leur présence, ce qui m’était un peu étrange vu que j’avais l’habitude de les avoir à mes côtés. Ses parents m’accueillent les bras grands ouverts.  Le repas est déjà prêt, mais nous mangeons quelques tapas pour bien préparer notre estomac à recevoir toute cette montagne de nourriture. C’est délicieux. Ça me rappelle les visites chez mes grands-parents qui insistent toujours pour nous faire manger plus, plus encore! Je suis heureuse de savoir que le dessert est un plateau de fruits tant j’ai le ventre plein.

Mezquita in cordobà, Spain

J’ai droit à la visite de la Mezquita de Córdoba expliquée en détail par le mari d’une des cinq sœurs de mon beau-frère. Il est historien et passionné de sa ville. Cette ancienne mosquée aujourd’hui une cathédrale est la plus grande du temps de l’Espagne arabe. Elle est très bien conservée et se différencie par ses doubles arches,  sa grandeur et parce qu’elle a accueilli deux cultes : d’abord musulman puis convertit en cathédrale pour les chrétiens.

Puis de retour à la maison pour un autre bain de famille. D’autres sœurs, tantes et enfants animent la maison. Moi qui ai une très petite famille, je suis impressionnée, bien enfoncée sur le divan. Ma sœur est experte en la matière et entretient les conversations avec les autres tout en me traduisant ce que je ne saisisse pas trop.

plafond d'une partie de la Mezquita, Codobà

Bien que fatiguée, je suis contente de me retrouver plus tard sur la terrasse d’un restaurant avec ma sœur et les amis d’enfance de son copain. On mange comme des rois. Les calmars frits fondent dans la bouche tout comme ce plat appelé el secreto qui est composé de morceaux de porc succulents.  Tous ces plats constituent une expérience incroyable pour mes papilles gustatives. Une chose est sûre, on mange très bien en Espagne, malgré la quantité d’huile et de friture. Ma cure, je la ferai plus tard, j’en profite maintenant pour ne pas regretter plus tard.

vanes

Publié dans Espagne, Non classé | Tagué , , | Laisser un commentaire

Granada arabisante

70 euros. Le prix d’un aller simple Barcelona-Granada. 70 euros tout simplement pour voir ou plutôt revoir un monument inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Revoir, car cinq ans et demi plus tôt, j’avais visité à deux reprises cette ville qui m’avait captivée. J’avais alors 19 ans et c’était mon premier long voyage. Ainsi, j’avais passé plus de temps à faire la fête que de réaliser la chance que j’avais de me retrouver devant certains bijoux de l’histoire du monde.

J’ai donc visité l’Alahmbra pour la première fois lors d’un des multiples lendemains de veille. Je m’étais tirée du lit d’une auberge de jeunesse avec un pénible mal de tête. Me rendre au sommet de cette colline pour visiter l’Alhambra m’avait pris toute mon énergie. Une fois à l’intérieur, la visite fut assez rapide malgré les 12 euros de frais d’entrée. L’Alhambra contient un magnifique palais et des jardins, une trace laissée par la civilisation arabe lors de leur conquête de l’Espagne.

Vous comprenez maintenant pourquoi je tenais à y retourner?! Bien que je ne l’ai pas vraiment étudié car dans mes cours d’histoires et civilisation du monde arabe, nous nous concentrions sur le territoire arabe. Je profite de mes quelques jours dans le sud de l’Espagne pour retourner à Granada avec le peu de connaissances acquises sur le sujet, motivée par mon intérêt particulier pour la civilisation arabe en général.

Il fait 29 degrés à Granada lors de mon arrivée par avion de Barcelone. 29 degrés un 23 septembre, j’adore et ce n’est pas de sitôt que la température se rafraîchira puisque dans moins dans 6 jours, je serai sous le soleil du Caire, en Égypte.

Granada est une ville magnifique bien que petite. Une ville universitaire reconnue pour ses tapas gratuits à l’achat d’une consommation. J’adore le concept.

Dans le palais Nazaries, Alhambra, Granada

Après avoir marché dans la ville de long en large, de haut en bas, je tente de planifier ma visite du lendemain pour l’Alhambra. L’organisation est nécessaire puique les billets sont limités à environ 6000 par jours incluant les groupes organisés par les agences touristiques. Aucun autre moyen d’y entrer que de faire la queue très tôt le matin, ce que je fis pour me faire dire que j’ai la possibilité d’y aller quand je veux avec une carte que j’ai en ma possesion. Un privilège dont j’ai profité certes.

Ma mémoire n’a pas fait défaut avec le temps, je me souviens très bien du palais que je prends plaisir à revoir et à mieux observer.

Satisfaite de mon grand détour, je profite des tapas gratuits le soir avec une


Détail du palais de Nazaries

Australienne rencontrée par l’entremise de mon hôte de couchsurfing provenant de Ceuta, enclave espagnole sur le territoire marocain. La soirée dérape un peu jusque dans un karaoké. Une première pour moi bien que j’aie refusé catégoriquement de chanter. La soirée se termine chez lui, avec des amis arabes. Tout au long de cette soirée, je baragouine le peu d’espagnol que je me souviens et le peu d’arabe que je connais. Je suis dans mon élément, il n’y a aucun doute. Pour agrémenter le tout, je sors ma sélection dechansons arabes sur lesquelles on danse la danse orientale alors que mon couchsurfer prépare des shishas à saveur de melon.

Une soirée extra que je dois mettre fin à 4h du matin puisque je prends le bus pour Córdoba le matin pour rencontrer la famille du copain de ma sœur.

Chez Hicham à Granada avec son coloc, Abdul et Lisa l'Autralienne

vanes

Publié dans Espagne, Non classé | Tagué , , | Laisser un commentaire

Barcelona et ses petits plaisirs

Cinq ans et demi plus tard je suis de retour à Barcelone. Dans la même condition, c’est-à-dire malade. C’est inévitable que de tomber malade lorsque j’arrive dans un nouveau pays après le grand stresse du départ et de sa planification.

Je suis accueillie chez ma sœur avec qui je passerai deux semaines. Elle demeure dans un quartier que je n’ai jamais réellement visité, Gràcia. Mes points de repère ont disparus, je suis totalement désorientée. Pourtant, cinq ans et demi auparavant, j’avais marché de long en large dans toute la ville durant cinq jours. Si on s’écarte des quartiers plutôt quadrilatère, on y trouve d’autres plus caotiques surtout dans le quartier gothique. Les petites rues en serpentins de style plutôt vieillot laisse voir les plantes à profusion sur les balcons bien trop petits et les vêtements séchant sur les cordes à linge de ces derniers. J’adore ce type de quartier.

Ayant déjà visité tous les attraits touristiques, j’y suis cette fois pour voir ma sœur et son copain espagnol qui provient originairement du Sud. Mission accomplie!

J’ai envie de marcher, de m’imprégner de la ville plutôt que d’essayer de me faufiler entre les autobus de touristes. Il a suffit de deux jours pour que je puisse m’orienter et connaître le quartier de ma sœur. En plus d’user du bixi appelé bicing en Espagne, cela ajoute encore plus au sentiment de vivre comme les locaux puisque pour utiliser le bixi, on doit vivre à Barcelone!

Tous les jours ou presque puisque la pluie est un peu de la partie, je marche dans un secteur différent de la ville. Le quartier gothique et Born restent mes coups de cœur avec leurs petites rues et leur allure chouette. Je me laisse diriger par celles qui m’attirent le plus, pour m’y perdre complètement. En fin d’après-midi  c’est-à-dire 18h pour les Espagnols, soit on mange des petits tapas de jam‎ón (prosciuto espagnol), fromage et olives à la maison pour patienter jusqu’au souper soit on prend un verre dans un de ces milliers de jolis bar autour de l’appartement. S’en suit d’un repas divin de tapas dans un petit restaurant toujours aussi sympathique les uns que les autres vers les 21h30. Poisson, pieuvre, patatas bravas, jamón, croquetas, escargots,  il y en a pour tous les goûts!

Voilà ce qui est, pour moi, profiter de la vie, de mon voyage et de mon temps avec ma sœur.

vanes

Publié dans Espagne, Non classé | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Ça ne peut jamais être si simple

3 Septembre :

Je reçois la réponse positive de l’obtention d’une bourse d’étude pour l’Égypte. Vendredi est un jour de congé, ce qui est le dimanche pour nous, au consulat donc aucune information avant mardi puisque lundi est jour férié au Canada.

7 Septembre :

Appels multiple au consulat. J’arrive à entrer en contact avec madame la consule qui s’occupe du dossier de cette bourse d’étude dont elle n’a aucune connaissance puisque nouvelle au poste. Elle me donnera des nouvelles le lendemain inch’allah.

8 Septembre :

Je ne me fie pas à Allah pour avoir un coup de fil et rappelle au consulat. La dame la consule est bien occupée et me rappellera. Avec un ton de désespoir et un peu d’insistance je suis supposée avoir un appel avant 15h puisque le consulat ferme a 15h30.  Madame la consul Fouad, attachée culturelle me téléphone pour tenter de m’éclairer avec mes questionnements. Où vais-je étudier, quand commencent les cours, comment récupérer les sous de cette bourse, etc. Les réponses sont très vagues, mais suffisent pour me rassurer sur certains points.

10 Septembre :

Le consulat est fermé pour la journée de la prière, le vendredi

11-12 Septembre :

Fin de semaine

13 Septembre :

Après cette saga entre la réception de la bourse d’étude en Égypte et la circulation d’information au compte goutte, je me trouve au consulat pour mon visa soit disant étudiant gratuit. Information erronée, grosse surprise! Le consulat n’octroi pas de visa étudiant. Un stresse que j’aurais pu m’éviter. Je pars pour l’aéroport vers 13h30 et il est passé 11h et je suis toujours assise dans un fauteuil du consulat à  branler la jambe d’impatience.

Le tout se termine par l’obtention d’un visa gratuit pour l’Égypte pour une durée de 3 mois en tant que touriste et non étudiante.

Il reste une heure avant que je parte. Tout est prêt, même moi je le suis. Pas de stresse, j’attends mon père tout en échangeant avec ma sœur que je rejoindrai le lendemain à Barcelone. Je suis ni excitée, ni nerveuse. Je suis, point. Je m’épate moi même de mon état zen. Advienne que pourra, j’ai tout fait ce que j’ai pu avant mon départ et il ne me reste que de fermer les yeux et de m’y rendre. Mon père me laisse devant la porte pour air France. Petit pincement au cœur, on se dit au revoir si vite que je n’ai pas le temps d’avoir une larme qui coule. Juste cette boule dans la gorge. Il me manquera, beaucoup. Telle une pro, j’entame les procédures pour m’enregistrer et mes bagages aussi. Toujours pas de traces d’énervement telle si je partais passer la fin de semaine au chalet d’un ami. Mais à vrai dire je pars pour une aventure qui m’explosera au visage. Un voyage vacances-études qui changera surement ma vie au cours de ces prochains sept mois et demi.

Là dessus, je vous dit bienvenu sur mon nouveau blogue, bienvenue dans mon monde en Espagne, Égypte, Libye, Yémen, Palestine et Syrie.

vanes

Publié dans Non classé | Tagué , , , | Un commentaire